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Publié le 25/06/2009 copyright © http://www.jim.fr |
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Paris, le 25 juin 2009.
On connaît déjà quel médicament sera le grand blockbuster de l’automne. Avec plus de 55 000 personnes infectées, le vaccin contre la grippe A H1N1 sera certainement le grand favori des
prescriptions dès octobre. Et parmi la grande quantité de société qui pourraient commercialiser ce vaccin, le gouvernement américain a décidé d’aider une entreprise en difficulté qui proposait de
fabriquer un vaccin par génie génétique. Mardi, le ministre de la santé des Etats-Unis Kathleen Sebelius a annoncé avoir alloué la somme de 35 millions de dollars à une entreprise du Connecticut,
capable de développer un vaccin plus rapidement que tous ses concurrents. Son secret : la recombinaison génétique. Cette technique consiste à extraire un gène d'un virus de la grippe et à
l'insérer dans le virus d'un insecte le baculovirus. Celui-ci est apparemment inoffensif pour les humains et peut se multiplier rapidement dans des cellules d'insectes. Ces cellules sont alors
purifiées pour devenir le support du vaccin anti-grippe. Elles peuvent être produites en grandes quantités, être congelées et conservées sans limite de temps. Selon les fabricants, par rapport
aux techniques traditionnelles d'incubation dans des oeufs de poules, les vaccins produits par génie génétique permettraient aux chercheurs de contrôler avec plus de précision leurs
caractéristiques.
Explosion de la demande
Cette technologie (contestée par certains détracteurs) est déjà utilisée dans la fabrication d’un des deux vaccins contre le virus HPV. « La technologie a fait des progrès ces dernières années à un point que nous pensons que cela pourrait nous aider à faire face à une explosion de la demande de vaccins contre la grippe saisonnière aux Etats-Unis et contre une pandémie », a expliqué Mme Sebelius. Elle a précisé que ce contrat pourrait être reconduit pendant une période de cinq ans ce qui en porterait le montant à quelque 147 millions de dollars au total. « Nous voulons (aussi) utiliser cette technologie pour aider les autres pays à répondre aux maladies infectieuses émergentes », a-t-elle ajouté.
Autorisation 2009/2010
Les pharmacies françaises hospitalières et privées délivreront-elles ces vaccins cet hiver ? Rien n’est moins sûr. La FDA (Food and Drug Administration) n’a pas encore autorisé la mise sur le marché de ce vaccin. On peut tout de même supposer que le gouvernement américain n’y va pas à l’aveuglette, et par les temps qui courent, n’aurait pas alloué une telle somme à une technologie vouée à l’échec. Sur son site internet, la société concernée annonce une autorisation de la FDA pour 2009/2010. Si la FDA donnait effectivement son approbation rapidement, les fabricants de ce produit annoncent pouvoir fournir un vaccin opérationnel dans les quatre mois après le début d'une pandémie et au moins 50 millions de doses dans les six mois. En Europe l’EMEA, qui suit souvent les recommandations américaines, pourrait bien inciter quelques compagnies à utiliser les mêmes méthodes.
LW