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Le jeudi 5 novembre à 20H30 le conseil départemental a répondu à l'invitation de l'infirmière Coordinatrice du SADAPH
(Service d'Aide à Domicile pour l'Autonomie des Personnes Handicapées) à Rennes, rue de Gascogne, pour une séance d'information sur l'ordre des
infirmiers. Et à travers cet article, nous tenons à la remercier.
Cette structure de soins emploie une dizaine d'infirmières, dont une majorité à refuser l'inscription au tableau de l'ordre.
Il est à noter que plusieurs d'entre elles n'ont pu participer aux premières élections ordinales, faute de code pour voter.
La fiabilité du fichier ADELI a été à nouveau évoquée.
Le début de notre intervention fut animé. La notion même de l'ordre renvoyant à des références religieuses, ésotériques ou pire, à Vichy pour certaines.
Plusieurs, ne souhaitant pas adhérer à une instance qui selon elles, a pour mission de mettre la profession sous contrôle.
Les réponses apportées tout au long de la soirée auront permis d'apaiser les débats et de porter un éclairage nouveau sur les enjeux de la création de l'ordre des infirmiers :
Défense de la profession
Cursus LMD
Code de déontologie
La cotisation ordinale
et autres sujets
Convaincre s'avère délicat, surtout dans le climat actuel, où l'information sur l'ordre arrive souvent dénaturée par ceux
qui s'opposent à sa mise en place.
Mais cette soirée aura servi à gommer quelques préjugés et à décider la majorité des infirmières présentes à
retourner leur dossier. Elles ne doutent pas de la nécessité de se regrouper dans une instance commune, représentant la profession dans toute sa diversité, pour
enfin être entendues et reconnues. Même si le doute affleure dans leurs propos.
Un constat peut être fait à l'issue de notre intervention.
La mise en place de l'ordre avec peu de moyens à l'origine explique une communication inefficiente vers les infirmières.
L'information via le Net touche une minorité de professionnelles.
Ces dernières disposent de peu de temps pour s'informer en général, car trop accaparées par leur travail et leur vie personnelle.
L'ordre pour beaucoup, n'est devenu une réalité qu'à la réception du dossier d'inscription à compléter et de la cotisation de 75 euros à payer.
Une réalité de fait, très mal acceptée.
A nous de réfléchir sur des canaux d'information plus efficaces à l'avenir.
La commission de communication.
Publié le 08/11/2009 à 10h27